Article parut dans Horticulture & Paysage N°131 Lutter contre les îlots urbains de chaleur(Articles & Reading) Dans le contexte actuel de réchauffement climatique global et compte tenu de l'influence des activités humaines sur le climat, les températures élevées des villes sont corrélées à la concentration des gaz à effet de serre dans un scénario d'augmentation de la pollution inquiétant, selon le professeur Francis Allard (Université de La Rochelle, la boratoire Leptiab). Des solutions ont été avancées pour réguler le climat des villes lors de la conférence Cool Roof organisée par la société Soprema et le Leptiab en juin dernier à Paris. Sur un siècle, l'objectif est de réduire de 2,5 à 5°C la température car le réchauffement climatique a de nombreuses incidences sur notre environnement et mais aussi et surtout sur la santé humaine. Le stress hydrique induirait une surmortalité et une aggravation de la pollution, notamment urbaine, car les polluants sont plus facilement relargués si la température augmente. Par ailleurs, compte tenu de la densité urbaine (76 % de la polution européenne habitent d'ores et déjà en ville), le micro-climat urbain est pénible pour les habitants en raison des charges anthropiques (bâtiments, transports), de l'ensoleillement (smog urbain, concentration d'ozone...) et de l'accumulation de chaleur (matériaux, absence de végétation...). Or la climatisation, même si elle améliore le confort des bâtiments, n'est pas la solution en raison de la consommation énergétique qu'elle nécessite et de l'accroissement de température qu'elle génère par ailleurs. Une stratégie globale de végétalisation Sachant que le rayonnement solaire est encore aujourd'hui la source de chaleur la plus importante en ville, pour être efficace, une stratégie doit intégrer plusieurs niveaux. Elle doit être globale pour agir sur l'urbanisme et la végétation en ville, et locale en matière de construction des bâtiments (BBC, HQE...) et des sols urbains (les surfaces minérales augmentent les effets de charge et les propriétés mécaniques des sols sont altérées par la chaleur). Des simulations faites sur la ville de Los Angeles démontrent que la plantation de 11 millions d'arbres permettrait de réduire la température de 2,5 à 3°C. Il est en effet avéré que la végétation a divers impacts sur le climat : protection contre le soleil (ombre), évapo-transpiration, protection contre le vent (ralentissement), diminution du smog urbain, filtration des fines particules polluantes, séquestration naturelle du carbone et production d'oxygène. Si elles permettent de lutter contre les îlots de chaleur urbains, les toitures végétalisées participent aussi aux continuités biologiques en s'inscrivant dans les trames vertes urbaines. Les toitures végétalisées Historiquement, elles ont été développées dans les pays nordiques puis adaptées au Sud. Leur impact environnemental et en particulier énergétique est essentiel car les toitures végétales permettent : d'améliorer le confort thermique l'été, de réduire le problème des îlots de chaleur de protéger la membrane d'étanchéité, de réguler les eaux pluviales en ralentissant les écoulements, donc de limiter les risques d'inondations, de filtrer l'eau et l'air, en fixant les particules en suspension comme les poussières et substances polluantes (dioxyde de souffre, oxyde de souffre...), d'améliorer l'isolation acoustique, d'améliorer le bilan carbone (effet de la photosynthèse), d'apporter des améliorations en matière de biodiversité et d'esthétique urbaine. Green roof Soprema développe, depuis 20 ans, les toitures végétalisées Sopranature, une solution économique, environnementale et esthétique pour lutter contre les îlots de chaleur urbain. Aujourd'hui, ce marché en France est estimé à 1 million de m². L'intérêt des toitures végétalisées est particulièrement sensible en saison estivale. Les toitures végétales permettent de diminuer l'absorption d'énergie solaire, contribuant ainsi au maintien d'une température intérieure stable et plus fraîche . En effet, leur impact sur la température intérieure d'un bâtiment est une réduction de l'ordre de 2°C. Pour résumer , il semblerait que les besoins de chauffage soient pratiquement identiques entre un bâtiment équipé de toitures végétalisées et un autre équipé d'une toiture classique, mais un bâtiment équipé d'une toiture végétalisée n'aura pas besoin d'être équipé d'une climatisation ! Par ailleurs, cette toiture végétalisée aurait une réelle influence sur le micro-climat urbain, grâce aux phénomènes d'évapotranspiration et de respiration végétale (un m² de feuillage évapore plus de 0,5 litre d'eau par jour, et un m² de gazon peut évaporer jusqu'à 2,5 litres d'eau par jour). Au niveau de la membrane d'étanchéité, la différence de température entre une toiture végétalisée et une toiture classique va jusqu'à 30° C l'été. L a végétation opère comme un rafraîchissant naturel (ombrage par le feuillage) et évite les alternances brusques de températures, prolongeant ainsi la durée de vie de l'étanchéité. En matière de pollution de l'air urbain, les toitures végétalisées permettent d'augmenter la surface végétale en ville et donc d'améliorer les phénomènes d'absorption du CO2, de libérer de l'oxygène sous l'effet de la photosynthèse, de fixer les particules en suspension (comme les poussières et les substances polluantes (dioxyde de souffre...) et contribuent ainsi à améliorer la qualité de l'air. En matière de gestion des eaux pluviales, les toitures végétalisées participent à réguler et à ralentir les écoulements (elles agissent comme une éponge !), les eaux irriguent les végétaux, puis elles s'évaporent peu à peu en restituant de l'humidité à l'air urbain, qui s'en trouve rafraîchi. En matière de biodiversité, les toitures végétalisées ont aussi un rôle important car elles participent aux continuités biologiques (trames vertes). Elles permettent de créer de nouveaux corridors écologiques pour réintroduire ou accueillir flore et faune (à l'exemple des abeilles car beaucoup de plantes des toits sont méllifères). En matière de confort urbain, cela permet aussi de réduire les nuisances sonores à l'intérieur des bâtiments (affaiblissement acoustique à l'ordre de 5dB, soit une perception du bruit divisée par deux). En matière d'esthétique urbaine, les toitures végétalisées introduisent du végétaldans la ville et améliorent la sensation de bien-être des habitants (réduction du stress...). Et Yannik Beix, directeur de Sopranature de conclure : "En ville, la présence du végétal, au sol ou sur les toitures végétalisées, constitue un réel enjeu écologique. C'est un élément fort et incourtournable dans la lutte contre le réchauffement climatique". En plus de leur intérêt paysager, les toitures végétalisées ont une réelle influence sur le micro-climat urbain grâce aux phénomènes d'évapotranspiration et de respiration végétale. Concrètement, pour réduire les îlots de chaleur urbains, il faut : planter et végétaliser les espaces urbains, créer des pelouses, installer des fontaines et des bassins, installer des toitures végétalisées... Article parut dans Horticulture & Paysage N°131 Toits verts et bleus: ABF et maires pourront toujours s'y opposer Publié au JO du 13 juillet, le décret précise que le permis de construire ou d'aménager ne peut désormais plus s'opposer à l'utilisation de « matériaux d'isolation thermique des parois opaques des constructions et, notamment, le bois et les végétaux en façade ou en toiture ». Cette formulation laisse entendre que l'installation d'une toiture végétalisée ne pourra plus être refusée. Mais, l'énoncé offre la possibilité à l'administration de justifier un refus de permis de construire par un niveau d'isolation du « toit vert » jugé trop faible. Concernant les systèmes de production d'énergie à partir de sources renouvelables, le décret dit que l'administration ne pourra plus les rejeter dans le cas où leur production correspond « aux besoins de la consommation domestique des occupants de l'immeuble ou de la partie d'immeuble concernée». L'énoncé laisse planer le doute sur les installations solaires concernés. Signifie-t-il que pour que le permis de construire d'un bâtiment couvert de panneaux photovoltaïques ne puisse être refusé, la production d'électricité doit être entièrement autoconsommée ? Pour bénéficier du décret, celui qui souhaite installer un « toit bleu »doit-il ne rien revendre de sa production à EDF ? Pour l'avocat Arnaud Gossement, spécialiste des énergies renouvelables, il est impossible, avec ce seul décret, de faire le tri entre les toits bleus et verts qui peuvent bénéficier ou non de l'application du décret. « Pour éviter que les conflits entre mairies et particuliers ne se répandent rapidement, il faut vite qu'un arrêté donnant des précisions soit publié » dit-il. Les Architectes des bâtiments de France conservent leur chasse gardée L'article 12 de la loi dite Grenelle 2, dont est issu ce décret, précise que ce dernier n'est pas applicable dans un secteur sauvegardé ou dans une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager. Autrement les Architectes des bâtiments de France (ABF) conservent leur chasse gardée. Les maires préservent un périmètre Autre limitation à cette interdiction d'interdire, le décret prévoit également que la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale compétent puisse délimiter un périmètre au sein duquel ils pourront continuer à s'opposer à l'installation d'un toit vert ou bleu. Arnaud Gossement, qui a participé à l'élaboration de l'article 12, considère que ces textes ont été rédigés pour ne contrarier personne. Au Final, il remarque que les dispositions du décret ont tendance à s'annuler, et juge qu'il "pourrait ne pas changer grand-chose en pratique". Eric Leysens | Source LE MONITEUR.FR Plantation d’arbres, toits végétaux... La Ville de Québec réfléchit sur les moyens à mettre en place pour contrer les îlots de chaleur urbains. « On travaille à l’élaboration d’un plan d’adaptation aux changements climatiques. On est à identifier les gestes à poser. Un document pourrait être déposé le printemps prochain », signale un porte-parole de la Ville de Québec, François Moisan. Les principaux îlots de chaleur se concentrent dans les quartiers centraux : Saint-Sauveur, Saint-Roch, Limoilou, Duberger-Les Saules et une partie de la haute-ville. Étantdonné la prédominance de béton, d’asphalte, de brique, ces îlots se transforment en véritables fournaises en période de canicule. En l’absence de couvert d’arbres, le soleil plombe toute la journée. Les structures ont tôt fait d’emmagasiner la chaleur, si bien qu’en fin de journée, la température peut atteindre une dizaine de degrés de plus que dans les zones limitrophes. La vallée de la rivière Saint-Charles est propice aux îlots de chaleur, car il y a moins de circulation d’air et moins de vent. « Lorsqu’on a l’occasion d’agir, on le fait », souligne M. Moisan. La Ville a ainsi procédé à la plantation d’arbres lors de la réfection du boulevard Charest, dans le quartier Saint-Sauveur. Zones commerciales Les zones de centres commerciaux et leurs stationnements de bitume à perte de vue génèrent également des îlots de chaleur. « Nous sommes à mettre en place un programme de passage au vert, afin de favoriser la plantation d’arbres dans les espaces de stationnement. On regarde comment on peut travailler avec le secteur privé à ce niveau », précise M. Moisan. « On réfléchit beaucoup sur les alignements d’arbres dans les nouveaux quartiers », ajoute-t-il. Lutte contre les îlots de chaleur Pendant une journée ensoleillée de 26 degrés, un toit foncé peut atteindre jusqu’à 80 degrés, un toit blanc, 45 degrés, et un toit végétal, 29 degrés, selon l’Institut national de santé publique du Québec. Les toits de couleur pâle ou à revêtement réfléchissant, tout comme les bandes de végétation sur le pourtour des stationnements et des bâtiments, les murs et toits végétaux, permettent de contrer les îlots de chaleur. En mars dernier, le ministre de la Santé a annoncé l’injection de 3,6 millions afin de soutenir 27 projets de lutte contre les îlots de chaleur urbains à travers le Québec. Grenelle 2 : modification du code de l'urbanisme en faveur de la construction écologique article
ici Congrès Mondial des Toits Verts - Londres, 17-18 Sept. 2008 http://www.worldgreenroofcongress.com/indexfr.html CIRIA en partenariat avec Livingroofs.org a le plaisir d’annoncer le Congrès Mondial des Toits Verts 2008, qui se tiendra à Londres le 17-18 Septembre. C’est le premier évènement de ce genre à mettre en valeur les toits verts au Royaume-Uni. Le Congrès Mondial des Toits Vert, en principe semestriel, réunit les principaux experts des toits verts fournissent une plate-forme pour les recherches les plus récentes, les initiations aux procédés et des études des cas pratiques. Ce Congrès passionnant et respecté conduira a l’adoption et l’application des toits verts, fournira un plus grand degré de compréhension de leurs avantages et stimulera l’innovation : changer la perception des toits verts de l’excentrique au courant dominant et démontrer l’analyse de rentabilisation. Le Congrès en 2008 Le Congrès de Bâle 2005 attirait quelque 400 délégués, le Congrès 2008 à Londres sera attrayant à un large éventail des disciplines de divers secteurs et pays. Le Congrès sera une conférence de deux jours, avec des présentations, des expositions, une réception de conférence et le potentiel pour un voyage « safari toit vert » autour de Londres, et des ateliers afin de favoriser le partage d’expérience, de connaissances et pour faciliter l’acheminement des toits verts dans la construction. Conférence – La conférence de deux jours traitera des défis et opportunités rencontraient dans l’application des toits verts. Il se concentrera sur la contribution que les toits verts peuvent apporter à la régénération urbaine soutenable, l’adaptation aux changements climatiques, une gestion soutenable de l’eau cyclonique de même que des améliorations dans la biodiversité locale et la qualité de la vie dans les villes. Les points culminants de la conférence seront les dernières innovations et recherche pour soutenir la campagne et distribution efficace des solutions toits verts ainsi que la démonstration d’exemples de bonne pratiques aux Royaumes Unis et à l’étranger.Déplacements sur le terrain – Des déplacements sur le terrain seront organisées pour démontrer ce qui a déjà été accompli à et aux alentours de Londres. Cela donne l’occasion de voir comment les toits verts contribuent au développent durable et bâtiments écologiques.Ateliers – Ceux-là réuniront les principaux universitaires, experts des procédés, et praticiens des bâtiments écologiques pour examiner les options et les approches pour faire avancer l’agenda de toit vert.Qui devrait y participer? Le Congrès Mondial 2008 sera d’intérêt pour un large éventail de professionnels s’intéressant à la construction durable et la régénération. En outre il sera profitable aux législateurs et décideurs de divers secteurs, non seulement au Royaume-Uni mais aussi à l’étranger.Pour plus de renseignements, veuillez contacter:Dusty Gedge - Livingroofs.org, 020 8692 2109Paul Shaffer, Charles Perkin - CIRIA, 020 7549 3300 Un sol artificiel sur les toits pour rafraîchir Tokyo Le groupe japonais Suntory a présenté aujourd’hui un sol artificiel pouvant être apposé sur les toits et les murs des immeubles, de façon à y planter de la végétation et à rafraîchir la température dans les grandes villes. Baptisé «Pacfal», ce sol pourrait répondre aux problèmes environnementaux de Tokyo. «Pacfal» – c’est son nom – est beaucoup plus spongieux, solide et léger que la terre. Selon Suntory, l’entreprise qui le commercialise, 450 grammes de ce sol artificiel pourraient renfermer autant d'eau qu'un kilo de terre. Répandu sur le toit d'une maison, il permettrait d'y faire pousser du gazon et des plantes feuillues. Ce qui aurait pour effet de rafraîchir sensiblement l’intérieur d’un bâtiment. La température d'un toit recouvert de «Pafcal» serait, selon Suntory, jusqu'à dix degrés inférieure à celle d'un toit simplement recouvert de bois. S'il était généralisé, ce sol artificiel pourrait permettre d'atténuer les problèmes environnementaux à Tokyo. La plus grande métropole du monde possède en effet peu d’espaces verts et l’été, le fonctionnement massif des climatiseurs aggrave la canicule ambiante. Depuis quelques années, tous les nouveaux gratte-ciels de Tokyo doivent obligatoirement comporter un jardin sur leur toit. Mais cette obligation est difficile à respecter pour les constructeurs, car les normes parasismiques japonaises limitent la charge maximale autorisée pour les toits et les murs. Avec AFP 25/02/2008 25/02/2008 24/02/2009 2 batiactu Autour du BTP 1 3 AWARD POUR LA MAISON EN BALLES DE PAILLE AUX PRINCIPES DE MAISON PASSIVE BALLES DE PAILLE COMME MATERIAU DE CONSTRUCTION DANS UNE MAISON A FAIBLE CONSOMMATION D'ENERGIE Quoi de plus épatant qu'une maison à très faible consommation d'énergie en matériaux renouvelables? La maison de Henk Van Aelst à Berlaar en est un parfait exemple. Ce n'est pas un hasard si l'award de l'énergie FAB lui a été décerné dans la catégorie 'logements individuels'. Arch. Alexis Versele – KaHo Sint-Lieven Voici une Vue d'ensemble des laureats FAB-AWARDS Voici quelques spécifications de la maison Test des balles de paille Pour l'élaboration du concept, l'architecte Henk Van Aelst a pris le temps de bien réfléchir. Dans cet article, les balles de paille en guise de matériau de construction sont confrontées aux 'prescriptions fondamentales' de la directive 'produits de construction' en matière d'hygiène, de santé et d'environnement, d'économies d'énergie et de conservation de chaleur, de durabilité, de sécurité 'incendie', de résistance mécanique et de stabilité et de nuisances sonores. concept architectural La maison avec cabinet d'architectes au premier étage et espace polyvalent dans la cave est construite comme une maison à très faible consommation d'énergie, dont la structure est constituée d'une combinaison de béton, de bois et de pierre silicatée. La cave est une cuve en béton étanche qui sera isolée à l'intérieur avec des plaques de mousse resol sur lesquelles viendra un plâtrage en argile. Les murs intérieurs sont, comme au rez-de-chaussée, construits en pierre silicatée. La coque du bâtiment au rez-de-chaussée et à l'étage est composée d'une ossature en bois remplie de balles de paille de 750 x 550 x 350 mm, finies à l'extérieur avec de l'argile à la chaux et du bois, et à l'intérieur avec de l'argile et du clayfinish. Les murs intérieurs à l'étage sont constitués d'une ossature en bois, finie des deux côtés avec des plaques de fibre de plâtre et du clayfinish. Les toits sont composés de poutres assemblées de 410 mm, remplies de flocons de papier et dotées d'un joint EPDM à fixation mécanique sur un voligeage en bois où sera placé à terme un toit vert. “La technique de la construction avec des balles de paille a depasse le stade soixante-huitard” HygiEne, sante et environnement La paille, le bois et l'argile sont utilisés depuis l'antiquité comme matériaux de construction. Ils possèdent de nombreux atouts techniques, écologiques et constructifs présents chez peu d'autres matériaux avec la même multiplicité. En visitant la maison de Henk Van Aelst, vous vous rendez compte que la technique de la construction avec des balles de paille a dépassé le stade soixante-huitard. La vision commune sur la construction et l'habitat durables en Flandre a été traduite récemment par un réseau d'experts en concertation avec quelques administrations de la Communauté flamande en une vision à long terme basée sur 2030. A court terme, on veut extraire en grande partie les matériaux de construction de sources renouvelables. Les balles de paille combinées avec du bois et de l'argile en sont un excellent exemple. Tandis que les balles de paille sont neutres en CO2, le bois possède, contrairement à tous les autres matériaux de construction, un bilan CO2 négatif. Pour chaque m³ de bois, 1.000 kg de CO2 sont donc stockés. Lors de la production, le béton et l'acier rejettent respectivement 375 et 5.000 kg de CO2 par m³ de matériau. La paille, l'argile, les flocons de papier sont des matériaux avec un grand pouvoir hygroscopique et sont, en outre, très perméables à la vapeur. Il n'est toutefois pas vrai que les constructions perméables à la vapeur ont un effet régulateur d'humidité sur l'environnement intérieur. La quantité d'humidité passant à l'extérieur ou à l'intérieur par diffusion via les murs n'est que de quelques grammes par jour par m². Cet effet est, de plus, annulé par la ventilation mécanique, qui évacue ou fait entrer des quantités bien plus importantes de vapeur d'eau selon la saison. Les matériaux perméables à la vapeur ont, par contre, un impact énorme sur la construction même. Une couche 'freine-vapeur' à l'intérieur est toutefois importante pour éviter la condensation intérieure par diffusion. Cette couche 'freine-vapeur' doit aussi être étanche à l'air vu que le transport potentiel de vapeur d'eau par convection est encore bien plus important que par diffusion. Grâce à la combinaison de pouvoir d'absorption d'humidité et de densité de la paille et des flocons de papier, la vapeur ne se transforme pas en eau en cas de différences de température de 30 °C entre l'intérieur et l'extérieur. Les fongicides et insecticides présents dans la cellulose ne seront donc pas évacués par lixiviation. CONCEPTS ECONOMES EN ENERGIE Travaillant comme expert en cas de sinistres, il est plus soucieux que quiconque de la conception correcte des détails d'exécution. En 2002, il a fait la connaissance de l'ASBL Mundo lors d'une visite du projet de démonstration Solar 2002. Celui-ci était situé à deux pas de la maison qu'il pensait alors encore transformer de manière moderniste et énergivore. Il a appris de Guido Decouvreur, président de l'ASBL, que les concepteurs de la génération actuelle concevaient des bâtiments donnant lieu au niveau de l'utilisation des matériaux comme des performances énergétiques à l'exploitation de nos sources fossiles si rares. economies d'Energie et conservation de chaleur Le coefficient de conductibilité thermique des balles de paille se situe entre 0,08 et 0,045 W/mK, selon la compacité de la paille. Si nous prenons la valeur minimale de 0,08 W/mK et un mur avec une construction non homogène de 55 cm de paille plâtrée des deux côtés avec de l'argile et avec un montant en bois de 57 x 165 mm tous les 75 cm, on obtient pour le mur une valeur U indicative de 0,14 W/m²K. La maison atteint ainsi facilement un niveau K de K19. La PEB a attiré l'attention sur l'importance de l'étanchéité à l'air. Vu que la maison de Henk Van Aelst sera dotée d'une ventilation équilibrée avec récupération de chaleur, l'étanchéité à l'air (n50) de la coque extérieure doit être comprise entre 1 et 3. Pour les maisons passives, l'exigence est encore plus stricte: n50=0.6/h. Cette valeur est très difficile à atteindre avec des balles de paille en raison des joints entre les balles et des raccords difficiles au niveau du socle, de la menuiserie extérieure et de la toiture. Un plâtrage peut améliorer l'étanchéité à l'air, même s'il ne peut pas être pris en compte. A l'intérieur du mur, l'idéal consiste à poser un panneautage de manière à ce que tous les raccords puissent être colmatés soigneusement. En guise de protection solaire en été, on a opté consciemment pour les grands avant-toits. Les rayons de soleil bas au sud à l'entre-saison et à l'est et à l'ouest en été peuvent tout de même entraîner une surchauffe. Une protection solaire amovible sera donc placée. Durabilite Les murs sont protégés des attaques éventuelles de parasites grâce à l'intégration d'un filet d'armature en inox dans les 50 cm inférieurs. Les insectes sont maintenus à l'extérieur en laissant le plâtrage continuer aussi derrière le revêtement de façade en bois. Les grands avant-toits protègent, eux, les murs de la pluie battante. securite 'incendie' Ici, la résistance au feu des murs comme la réaction au feu de la paille sont importantes. La résistance au feu est déterminée en grande partie par le plâtrage d'argile sur les balles de paille, même si la structure compacte de la paille veille à ce que peu d'air empêche une bonne combustion. Des tests réalisés en Autriche et en Allemagne démontrent qu'un mur en paille plâtré peut atteindre une résistance au feu de 90 min. Des tests de réaction au feu réalisés selon l'ÖNORM B 3800 autrichienne indiquent qu'à des densités de 90 et 120 kg/m³, la paille a une réaction au feu B2 (normalement inflammable). Cela correspond à l'Euroclasse C selon l'EN 13501–1. La classe de réaction au feu peut être améliorée en stabilisant la paille avec du verre soluble ou de la chaux. Ici, les murs ont été plâtrés pour entrer dans la classe A1 (ininflammable) vu que la stabilisation n'était pas d'application. resistance Mecanique et stabilite Jusqu'ici, des tests de compression n'ont pas encore été réalisés sur les balles de paille dans des laboratoires européens agréés. Des tests canadiens ont révélé que leur résistance à la compression était limitée à environ 0,019 N/mm² par rapport par ex. aux blocs de béton cellulaire ayant une résistance à la compression caractéristique à partir de 2 N/mm². Même si des maisons sont bâties en Belgique avec des murs autoportants en balles de paille, Henk Van Aelst a opté pour une construction portante en bois. Les balles de paille servent de remplissage non portant. La résistance aux forces horizontales du vent est absorbée par les murs intérieurs en pierre silicatée. nuisances sonores Les balles de paille forment une bonne isolation contre les bruits aériens avec l'extérieur. L'atténuation sonore indiquée conformément à l'EN ISO 717-1 par l'indicateur à valeur unique Rw(C;Ctr) est déterminée en grande partie par la masse volumique des balles de paille. Il ressort de mesures effectuées en Autriche qu'avec un mur en paille de 50 cm avec une masse de 61 kg/m² plâtré à l'intérieur avec un mortier d'argile et doté à l'extérieur d'un revêtement de façade en bois, une valeur Rw(C;Ctr) de 55(-3,-10) dB est atteinte. Avec un mur en béton maçonné plâtré d'un côté de 19 cm, des valeurs comprises entre 50 et 55 dB sont mesurées. Ces valeurs en laboratoire peuvent être très différentes des mesures 'in situ' en raison de la transmission sonore latérale et de la présence d'éléments plus faibles comme les portes et fenêtres, mais elles indiquent tout de même des performances excellentes. Conclusion Afin de confronter les performances de la construction en balles de paille aux prescriptions fondamentales de la directive 'produits de construction' et aussi en attendant que des tests de performance soient également réalisés sur les murs et les bâtiments en Flandre, nous devons nous contenter pour le moment des résultats de tests réalisés à l'étranger. Nous espérons que les instituts de recherche auront le courage de dresser prochainement chez nous aussi l'inventaire des qualités techniques de la paille en tant que matériau de construction pour les bâtiments à faible consommation d'énergie. C'est la condition sine qua non pour que les bâtiments en balles de paille puissent se répandre dans notre pays. Source: http://www.br-architect.be/dossiers/tabid/1172/default.aspx?_vs=0_F&id=EBR0092f01.mth
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